Suppressions de postes et développement durable

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Depuis quelques temps les annonces de restructurations importantes chez des acteurs majeurs de l'informatique se multiplient. Cela à commencé par Intel (6000 postes), et Microsoft (5000). Loin de blâmer uniquement la récession économique, ces deux géants montrent du doigt un nivellement par le bas du secteur lié à l'arrivée d'une nouvelle race d'ordinateurs: les netbooks. Vendus a moins de 300 euros, ceux ci utilisent des processeur moins chers, proposent une utilisation de Linux qui a forcé Microsoft à réagir en offrant XP au constructeurs.

En effet, craignant de voir Linux s'imposer chez les particuliers, Microsoft fournit son ancien OS a une valeur inférieure - gratuitement - à celle à laquelle les éditeurs d'OS Linux peuvent proposer leurs services. Linux est bien un OS libre et téléchargeable gratuitement, comme c'est le cas de celui de mon employeur, Canonical, éditeur d'Ubuntu, mais les fabriquant de matériel souhaitent fréquemment bénéficier d'une personnalisation de l'OS et d'une possibilité d'obtenir du support. Ce sont ces services qui font vivre ces éditeurs. Pour résumer, Microsoft rétorque par la gratuité à un modèle Open-Source, grand bien leur fasse vu qu'ils en ont les moyens, mais les premiers à trinquer sont ses employés (enfin, environ 6% d'entre eux si les chiffres de 90 000 employés Microsoft sont exacts).

Dans un article décrivant ce phénomène que je viens de lire dans le New-York Times , Brad Stone et Ashlee Vance citent au passage Joseph Schumpeter, un économiste australien du début du vingtième siècle: "He said the lifeblood of capitalism was “creative destruction.” Companies rising and falling would unleash innovation and in the end make the economy stronger." - "Il disait que le le fluide vitale du capitalisme était "la désctrution créative". Les entreprises qui croissent et décroissent libèrent l'innovation et rendent l'économie plus forte". J'aime beaucoup cette citation, tout d'abord par ce que je crois faire modestement parti d'une de ces sociétés innovantes qui bénéficient parfois de cette destruction créative en ce moment (Ubuntu étant le linux le plus vendus sur les netbooks - mais je n'ai pas grand chose à voir avec cela, vu que je m'occupe des serveurs), mais surtout par ce qu'elle étaye une opinion assez négative que j'ai de la notion de développement durable .

En effet, si l'histoire de cette oxymore vous a échapée, il semblerait qu'il soit né pour faire front à la notion de décroissance , ou de croissance zéro , pronées par certains économistes comme seule possibilité de faire survivre notre société à long terme. C'est une sorte de déviation sémantique d'un concept pour faire croire à une prise en compte d'une problèmatique alors qu'en fait on prone une fuite en avant.  L'apposition de deux terme comme "développement" et "durable" m'ont toujours fait hurler, l'un étant forcément complètement antinomique de l'autre. Comment développer de façon continue mais de façon durable?  C'est une impasse, ou plutôt juste un tour de passe passe pour justifier la pérénité d'un modèle, tout en faisant croire aux crédules que le modèle peut s'adapter à la problématique de la gestion intelligente d'un espace fini.  

Ce que j'aime chez  Joseph Schumpeter, c'est qu'il a clairement mis en évidence que le capitalisme à besoin de destruction pour innover, et par la donc ne peut en aucun cas être encadré pour doner lieu à de la durabilité, puisque c'est exactement le contraire dont il a besoin.  Cela renforce donc mon opinion, et c'est là l'unique raison de ce billet.  De la à en tirer une conclusion et trouver une alternative réaliste au capitalisme, je n'y suis pas encore... Clin d'oeil

 

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Pourquoi

Pourquoi une opinion si négative du développement durable ? Développer c'est créer, durabilité c'est la continuité dans le temps. Je crois que le concept est pertinent et très porteur, non ?

Le développement durable c'est justement savoir créer et détruire pour que l'un n'avale pas l'autre. ;)

Je croyais justement

Je croyais justement expliquer cela dans mon billet. L'oxymore „développement durable“ n'est malheureusement là que comme un trompe l'œil pour masquer de vrais choix. Je ne doute pas de la bonne volonté de certains qui l'emploient aujourd'hui, mais je remet fortement en question les intentions de ceux qu'il l'ont fait naitre…

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